mercredi 2 mars 2016

Dimanche 14 avril 1991 : Bruyères - Faing Vairel.

Viviane et moi avons passé la nuit en forêt dans la camionnette, au rocher de la Clochette.

Je poursuis mon parcours au départ de Bruyères.
Donc, à l'entrée de la ville, je traverse la route et emprunte un sentier balisé qui contourne le mont du Grand Avison. Je chemine sous les sapins, passe à la chapelle de la Roche. Un écureuil, occupé à dévorer un cône de sapin, s'enfuit dans les frondaisons. 

[ Reprise le dimanche 5 février 1995 :
Je contourne le mont Pointhaie par le sud et atteins le lac de Pointhaie (étang de pêche), au bord de la route provenant de Bruyères et se dirigeant vers Brouvelieures.]

Je traverse la route, descends dans un pré en longeant le ruisseau jusqu'au carrefour de la N 423 et la N 420. Je marche encore pendant 300 mètres le long de celle-ci.
Des gendarmes m'arrêtent et me demandent mes papiers, intrigués par mon accoutrement (?). Appa-remment, ils n'ont pas l'air de voir beaucoup de randonneurs dans la région. « Oui, je tourne là! » J'explique: nuit dans la forêt... rendez-vous avec ma femme... Perplexe, le gendarme en chef m'informe que ça peut être dangereux de dormir en forêt, etc. Bon alors, merci et bonne chance !
Je m'engage dans la basse de l'Ane : charmant parcours dans un vallon, aux portes de Bruyères. Puis brusquement je grimpe dans la forêt de Faîte par un sentier en lacets ; j'atteins les Quatre-Chemins, carrefour forestier. Je poursuis sur les hauteurs et gagne la croix de Faîte sous un chaud soleil printanier. Beaucoup de coupes à blanc, à peine recolonisées.
Passant par une hauteur culminant à 611 m, je redescends par le versant sud, quitte la forêt, débouche dans une belle prairie. Au milieu, la ferme de la Haute Verrière.
Je traverse la prairie, rejoins une route et débouche sur les Hauts de Lépanges, au-dessus de la vallée de la Vologne, à 12h30. Viviane m'y attend. Nous mangeons en bord de chemin.

Dans l'après-midi, j'essaie de poursuivre mon parcours en traversant la forêt. Au bout d'un moment, le sentier prévu sur les cartes se perd dans la végétation. Plus rien ! Je rebrousse chemin et rejoins la Haute Verrière par où je suis arrivé ce matin.
Traversant le corps de ferme, je descends la petite route qui mène au Faing Vairel. Avant l'entrée du hameau, je longe une lisière puis rejoins un chemin d'exploitation.

Suivant la lisière, je me retrouve plus tard au hameau des Grandes Faignes. Ce n'était pas prévu. Je remonte alors en forêt. A 529 m, j'arrive à un carrefour de chemins et tombe sur une place forestière, aire de pique-nique avec table et bancs.
Je poursuis sur le large chemin qui descend en deux kilomètres dans le bois de Montet. A la jonction avec la RN59 qui relie Charmois-devant-Bruyères et Fontenay, je replonge sous forêt pour déboucher deux kilomètres plus loin sur la RN, au sud du pont Bresson.
Il est 18h30. Avec un retard de deux heures sur l'horaire prévu, Viviane commençait sérieusement à s'inquiéter et s'apprêtait à prévenir les gendarmes !

*****

Mercredi 8 mai 1991 :

Soirée en forêt sur la place forestière (aire de pique-nique) où j'étais arrivé la fois dernière par hasard : un pinson marque son territoire en sautillant d'arbre en arbre. Un engoulevent, à la tombée de la nuit, parcourt son secteur dans un bruit de crécelles.
Nous dormons dans le Trafic.


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